Les instruments de musique en Nouvelle-France

Vol. 4, no. 3, Automne 1999

par PLANTE Gilles

Nous savons tous que les colons français qui se sont établis en Nouvelle-France nous ont légué un héritage impressionnant : un répertoire de milliers de chansons que nous avons su conserver jusqu’à nos jours. Mais le paysage est tout autre pour la musique instrumentale : il n’est rien demeuré de cette époque dans notre musique traditionnelle et on ne connaît qu’un seul instrument qui ait survécu : le violon.

Est-ce à dire qu’il n’y avait que très peu de musique instrumentale et très peu d’instruments sous le régime français ? C’est ce qu’on a cru pendant longtemps, prétextant d’abord que les difficultés de la vie courante avaient empêché les arts de fleurir sous le régime français. Par ailleurs on a généralement abordé l’histoire de cette musique en passant "par la grande porte" : en ne s’intéressant qu’aux grands compositeurs et à leurs chefs d’oeuvre. Comme on ne trouve ni l’un ni l’autre en Nouvelle-France on a vite conclu qu’il ne s’était rien passé ! Quant à nous, c’est en prenant le contre-pied de l’histoire, en étudiant ces petits serviteurs de la musique, que sont les instruments, qu’on brossera une esquisse de la vie musicale en Nouvelle-France. On verra que, si les grands compositeurs n’étaient pas au rendez-vous, la musique y était tout de même et qu’elle y tenait bonne place.
Dans un premier temps nous allons énumérer les instruments de musique dont on a pu trouver des traces historiques en Nouvelle-France, dans les différentes classes de la société.

Les militaires

La Trompette

Ceci fait, ledit capitaine commanda sonner les trompettes et autres instruments de musique, de quoi ledit peuple fut fort réjoui Jacques Cartier, 2e voyage [1].
La trompette à cette époque est un long tuyau de laiton, recourbé en forme de trombone, avec embouchure en entonnoir et pavillon conique.
Elle sert aux réjouissances et solennités publiques, mais surtout à la guerre pour signaler les ordres aux soldats à travers la cohue des combats. Il s’en trouve également sur les navires : elle permet de donner des ordres aux marins et de communiquer avec les autres navires. C’est pourquoi il y en avait sur le navire de Cartier et qu’on en retrouve des mentions à quelques reprises au XVIIe siècle.

Les Fifres et tambours
 

Ce fut donc le premier août 1639 que l’on vit s’approcher de nos rives cette sainte troupe si longtemps désirée, et c’était au son des canons, des fifres et des tambours, que ce petit renfort prenait possession du poste que le seigneur leur avait assigné sur les bords du St-Laurent". Arrivée d’un régiment à Québec, Lettres des Ursulines [2]

Le fifre était une petite flûte traversière en bois, très aiguë, à l’usage des militaires : accompagnée d’un tambour, elle scandait la marche des soldats. Chaque régiment en possédait une, parfois plus. Tant qu’il y a eu des militaires en Nouvelle-France, il y a eu des joueurs de flûte qui pouvaient aussi faire de la flûte traversière (appelée flûte d’Allemagne) dans des circonstances plus "concertantes" :

Le premier coup de la messe de minuit sonna à onze heures, le second un peu avant la demie, et pour lors on commença à chanter deux airs : Venez mon Dieu, et Chantons Noe ; Monsieur de la Ferté faisoit la basse, St-Martin jouoit du violon ; il y avait encore une flûte d’Allemagne, qui ne se trouva pas d’accord quand on vint à l’église. Journal des Jésuites, 24 décembre 1645. [3]

Les religieux et les bourgeois

La Flûte à bec

Enfin pour animer de plus en plus leur ferveur, je m’avisay de composer quelques cantiques Spirituels, que je n’eus pas sitôt chanté dans la chapelle avec une flûte douce... qu’ils venoient tous en foule grands et petits. Relations, Père Louys André, 1671. [4]

Les flûtes à bec ou flûtes douces étaient des instruments d’amateurs, répandus chez les bourgeois et les nobles pour la musique de salon. À la suite de l’expérience du père Louys André, qui s’en servait pour attirer les Indiens, les religieux ont utilisé la musique comme instrument d’évangélisation ! Ainsi les Ursulines enseignaient la viole de gambe non seulement aux jeunes bourgeoises, pensionnaires à leur couvent, mais aussi aux jeunes Amérindiennes et l’une d’elles, baptisée Agnes, faisait des merveilles :

Le nom d’Agnes lui convient très bien car c’est un agneau en douceur et simplicité... Elle a fait de très grands progrès auprès de nous, tant dans la connaissance des mystères, que dans les bonnes moeurs, dans la science des ouvrages, à lire, à jouer de la viole. Marie de l’Incarnation, Lettres, 3 sept. 1640. [5]

La Viole

La viole de gambe était l’instrument favori des nobles depuis le XVIe siècle. Elle était de forme semblable au violoncelle, et jouée avec un archet, mais l’accord de ses six cordes ressemblait plus à celui de la guitare. Comme il y avait des frettes sur le manche, elle était à la portée des musiciens amateurs tant nobles que bourgeois : l’intendant Dupuis en possédait deux, M. Bégon, gouverneur de Trois-Rivières en avait une ; les religieux en jouaient aussi :

Il y eut grand monde et toute l’église regorgeait dès le commencement de matines... On chanta les troisièmes psaumes des nocturnes en faux-bourdon, et les repons du dernier nocturne en musique ; en l’élévation, musique avec violes, et pendant les communions ... Journal des Jésuites, 24 dec. 1648, Messe de minuit. [6]

Ce mois, commencèrent les concerts de 4 violes, premièrement à l’action des premiers prix puis à l’oraison des 40 heures. Journal des Jésuites, Fev. 1662. [7]

Le Luth

Instrument aussi fort répandu chez les nobles et les bourgeois français. En Nouvelle-France, le sieur de Maisonneuve en jouait. Il aurait même laissé son luth à Montréal puisqu’en 1693, un missionnaire sulpicien, le sieur François Vachon de Belmont, demande à son supérieur la permission d’utiliser cet instrument pour les services à l’église. Voici la réponse qu’il reçut :

Je ne fais pas mesme de difficulté que, pour l’accomplissement de votre musique, vous ne vous serviez du luth que la Providence vous a fait trouver à Montréal. Je sais l’inclination que vous y avez eue autrefois : mais qu’elle sera rectifiée pour ne point vous faire de tort quand vous ne jouerez que dans l’église et que vous ne vous en servirez comme d’un instrument non pas pour exciter les passions mais pour porter à la dévotion". Correspondance de Monsieur Tronson, provincial des Sulpiciens à Paris, avec François Vachon de Belmont. [8]
On trouvait aussi des orgues dans les églises, des clavecins et des épinettes chez les gens de bonne société. Il y eut même un joueur de serpent pour accompagner le plain-chant dans une église de Québec.

Les gens du peuple

Quant aux instruments utilisés par les gens du peuple, il est plus difficile d’en trouver des mentions : soit qu’ils n’aient pas eu le temps ou les moyens ou l’instruction d’écrire ce qui se passait dans leur vie quotidienne, soit qu’ils n’aient pas conservé leurs écritures. On sait tout de même qu’il y avait déjà deux joueurs de violon à Québec en 1645 :

Le 27, mariage de la fille de Monsieur Couillar avec le fils de Jean Guion. Le Père Vimont assista aux noces ; il y eut deux violons pour la première fois. Journal des Jésuites, Nov. 1645. [9]

Leur nombre s’est ensuite multiplié rapidement car le violon était alors l’instrument par excellence dans les bals et on dansait beaucoup à Québec surtout pendant la première moitié du XVIIIe siècle. Il y avait des bals durant toute la saison hivernale et la danse était la principale activité des soldats en garnison, avec les promenades en carrioles !

On trouve aussi des mentions de guitare, de vielle à roue et une gravure intéressante représente des pêcheurs en train de dépecer une baleine sur les bords du fleuve, au son d’une cornemuse.

En somme il semble qu’il y ait eu une bonne variété d’instruments en Nouvelle-France. Il est toutefois difficile de faire le lien avec la musique traditionnelle car la musique populaire qui est à l’origine de notre musique traditionnelle est très mal représentée dans l’ensemble des témoins historiques. Les violes de gambe, luths et clavecins sont plutôt les instruments des nobles et des bourgeois. Ceux-ci arrivaient de France avec leurs instruments et la musique à la mode à la cour. Mais ils repartaient avec leurs biens sans s’être trop intégrés aux gens du terroir. Pour savoir ce qui s’est passé en musique populaire, il faudra revenir dans un second article où nous nous attacherons à trois instruments en particulier : le violon, la guitare et la flûte.

LES INSTRUMENTS

Sous le régime français, plusieurs instruments de musique ont pénétré au pays, mais les traces qui nous sont restées concernent plutôt les milieux nobles et bourgeois : viole, luth, flûte à bec ou traversière, clavecin sont tous des instruments de salon en vogue dans la "haute société". Et il semble que la majorité de ces instruments soient retournés en France avec leurs propriétaires à la conquête.

Parmi les instruments susceptibles d’être demeurés sur place, ceux des paysans, marchands et petits bourgeois, nous allons en considérer trois : les flageolets et autres flûtes paysannes, la guitare et le violon.

Le violon

Dès son apparition, il a été considéré par les Français comme un instrument populaire, propre à faire danser. Alors qu’en Italie on l’adoptait tout de suite pour la musique sérieuse : sonates et concertos, les joueurs de viole français le voyaient comme un ennemi, impropre à jouer la "grande" musique, sa sonorité étant jugée trop forte, trop haute et trop rude. Cette attitude est bien illustrée par un pamphlet, publié en 1740 par Hubert Le Blanc, dont le titre est déjà tout un programme : "Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les prétentions du violoncelle".

Mais laissons les gens de l’époque nous décrire l’instrument :
Le violon est un des plus simples instruments qui se puisse imaginer, d’autant qu’il n’a que quatre cordes et qu’il n’a point de touches (frettes) sur son manche... À quoi on peut ajouter que ses sons ont plus d’effet sur l’esprit des auditeurs que ceux du luth ou des autres instruments à corde, parce qu’ils sont plus vigoureux et percent d’avantage à raison de la grande tension de leurs cordes et de leurs sons aigus. [10]

Les violons sont principalement destinés pour les danses, bals, ballets, mascarades, sérénades, aubades, festins et autres joyeux passetemps, ayant été jugés plus propres pour ces exercices de récréation que toute autre sorte d’instruments. [11]

En Nouvelle-France, c’est par le biais des noces et des bals que le violon s’est installé dans le peuple : dès 1645 on signale la présence de deux violons à la noce de la fille de M. Couillard, petite-fille de Louis Hébert : Le 27 novembre 1645, mariage de la fille de Monsieur Couillard avec le fils de Jean Guion. Le Père Vimont assista aux noces ; il y eut deux violons pour la première fois. [12]

Notons que les bals sont fort fréquents en Nouvelle-France : ainsi les soldats, qui passent l’été en campagne, à combattre Anglais et Amérindiens, reviennent passer l’hiver en garnison à Québec, à faire des bals et des randonnées en carrioles. Les paysans aisés organisent souvent des fêtes qui durent plusieurs jours et toute la société y va danser.

3 octobre 1753. Comme il était déjà question de rentrer en campagne au mois de janvier l’an prochain, et que j’étais prévenu que je serais compris dans le détachement, je ne pensai qu’à passer agréablement le peu de temps qui me restait et je l’employai aux promenades en carrioles et au bal de société. Dans mes amusements d’hiver, depuis mon retour à Québec, je fus invité à une noce qui devait se faire à dix lieues de la ville au milieu du mois de décembre ; nous partîmes en carrioles sur la neige et arrivâmes le même jour au rendez-vous. Nous y restâmes cinq jours en plein divertissement.... [13]

Les curés s’en scandalisent régulièrement dans leurs sermons : Il a été prêché ce matin un sermon par M. le curé, sur les bals. Tu le connais et ne seras point surpris de la façon dont il a parlé, disant que toutes les assemblées, bals et parties de campagne étaient toutes infâmes, que les mères qui y conduisaient leurs filles étaient des adultères, qu’elles ne se servaient de ces plaisirs nocturnes que pour mettre un voile à leurs impudicités et à la fornication et faisant le geste de ceux et celles qui dansent, il dit : Voyez tous ces airs lascifs qui ne tendent qu’à des plaisirs honteux, que résulte-t-il - en s’écriant - de ces abominations ? des querelles et des maladies honteuses ; et après cela on croit être en droit de venir demander à manger de la viande en carême !... M. de Longueuil fit de grands compliments au curé sur son sermon, disant que le Saint-Esprit avait parlé par sa bouche ; qu’il avait eu la complaisance de donner un bal à ses filles, mais qu’il n’en donnerait plus... Notez que, dans le temps que ce tartuffe parle, toutes ses filles sont aux noces chez un habitant à la Rivière-des-Prairies. [14]

Il y a donc un milieu propice à l’utilisation de l’instrument, bien que les curés en fassent l’instrument du diable...
Notons par ailleurs que la facture du violon n’a pas alors pour les français l’aura de mystère qu’elle a acquis aujourd’hui et qu’elle avait déjà chez les Italiens : le mystère des vernis, de la qualité des bois, de l’épaisseur de la table... Ainsi en 1625 dans l’inventaire après décès des biens de François Richomme, joueur d’instrument de la Chambre du Roi, un violon de Crémone vaut 90 livres tournois alors qu’un violon de Lorraine ne vaut que huit 8 livres tournois. C’est dire que les luthiers français fabriquent leurs violons en grande quantité, pour un prix peu élevé et vendent volontiers des violons blancs, c’est-à-dire non vernis ! L’instrument est donc facile d’accès pour les gens de petite condition et, dans cet esprit, il n’est pas interdit de penser qu’à l’occasion, le futur violoneux fera lui-même son violon, comme cela se passe souvent dans les mondes traditionnels. Ainsi tout était en place pour que le violon devienne l’instrument traditionnel par excellence en Nouvelle-France, et c’est ce qu’il fit.

La guitare

Cet instrument fut d’abord associé aux Espagnols. Toutefois au milieu du XVIe siècle la guitare connut une vague de popularité en France et en Italie. Mais comme le violon, elle a subi, en France, l’ostracisme des musiciens bien pensants et s’est trouvée refoulée dans le monde populaire :
La guiterre est un instrument de musique grandement usité parmi les Français et les Italiens, mais encoder d’avantage parmi les Espagnols qui l’ont mise en vogue et qui s’en savent plus servir qu’aucune autre nation, ayant une adresse particulière à chanter et sonner leurs sarabandes, gaillardes, espagnolettes, passemezes... et romanesques avec mille gestes et mouvements du corps autant grotesques et ridicules que leur jeu est bizarre et confus. On trouve néanmoins en France des courtisans et des dames qui, se rendant singes des Espagnols, tâchent de les imiter, montrant bien qu’ils s’agréent plus aux choses étrangères qu’à celles qui leur sont naturelles et domestiques... Car qui ne sait que le luth est propre et familier aux Français et qu’il est le plus agréable de tous les instruments musicaux. Toutefois quelques-uns de notre nation le quittent tout à fait pour prendre et apprendre le jeu de la guiterre. N’est-ce pas à cause qu’il est plus aisé de s’y perfectionner qu’au jeu du luth.... [15]

Cette facilité de l’instrument vient du fait que le jeu de la guitare se faisait le plus souvent en battant toutes les cordes à la fois pour donner un accord, plutôt que de détacher des mélodies en contrepoint comme on faisait au luth. D’où ce jeu "bizarre et confus" que lui attribue Pierre Trichet. Quoiqu’il en soit la guitare s’est retrouvée en Nouvelle-France puisqu’on en rencontre occasionnellement dans des inventaires après décès. Elle n’a pas eu la même fortune que le violon, qui est un instrument de musiciens professionnels qui a sa place dans la vie sociale de la communauté. La guitare est plutôt un instrument individuel : on en joue chez soi pour accompagner ces chansons appelées Vaudevilles qui sont à la mode au XVIIe siècle...
 
La flûte
La flûte pose un problème plus délicat. Dans pratiquement toutes les civilisations, les gens du peuple jouent de petites flûtes de la famille de la flûte à bec. Ces flûtes n’ont généralement que six trous pour les doigts alors que la flûte à bec classique en porte neuf. On les nomme : flûtes, flutiaux, pipeaux, flageolets... En France, les paysans et surtout les bergers en jouaient. On en trouve d’innombrables mentions dans les textes anciens. En Amérique, certaines tribus amérindiennes en jouaient à l’arrivée des premiers colonisateurs :

Un jour, le sieur de Poutrincourt ayant pris terre à Port-Royal, voici parmi une multitude de sauvages des musiciens en bon nombre, qui jouaient de certains flageolets longs, faits comme des cannes de roseaux, peinturés par dessus, mais non avec une telle harmonie que pourroient faire nos bergers. Et pour montrer l’excellence de leur art, ils siffloient avec le nez en gambadant selon leur coutume. [16]

Notons en passant que le nom de "flageolet" mérite quelques explications. Il désigne en principe une flûte à six trous dont quatre sont sur le dessus de l’instrument en deux en dessous, pour les pouces. L’instrument a connu une existence parallèle à celle de la flûte à bec, sans toutefois parvenir à s’insérer dans le monde de la "grande musique", ce qui lui a permis d’éviter d’être remplacé par la flûte traversière au XVIIIe siècle. Aussi a-t-il continué son évolution jusqu’à la fin du XIXe siècle, dans les orchestres de danses. En pratique, on a appelé flageolet toute petite flûte entre les mains des bergers et des paysans.

On pourrait logiquement déduire que les colons de la Nouvelle-France en jouaient aussi mais on n’en a trouvé jusqu’ici aucune mention. On ne peut pas forcer l’histoire !

Notes

[1Jacques Cartier, Voyages au Canada, 2e voyage Coll. FM La Découverte, Maspero, Paris Ve, 1981 p. 203

[2Les Ursulines de Québec VI p.24 CITÉ DANS : Willi Amtmann, La vie musicale dans la Nouvelle-France, Thèse de doctorat, U. de Strasbourg, 1956. p. 85.

[3Abbés Laverdière et Casgrain, Journal des Jésuites, Édition François-Xavier, Montréal, Laval, 1973, p 20

[4Relations 1670-1671, Lettre du Père Louys André, p. 34 in : Relations des Jésuites 1666-1672, Éditions du Jour, Montréal, 1972

[5 Marie de l’Incarnation, Lettres Sept. 3, 1640, XXVIII Citée dans Amtmann, op. cit, p. 274

[6Abbés Laverdière et Casgrain, Journal des Jésuites, Édition François-Xavier, Montréal, Laval, 1973, p 119

[7Abbés Laverdière et Casgrain, Journal des Jésuites, Édition François-Xavier, Montréal, Laval, 1973, p 305

[8Archives de St-Sulpice de Paris, Lettre de M. Tronson 1682, cité par : E. Gallat-Morin, La vie musicale à Montréal sous le régime français. p. 162, in : Les Origines de Montréal, Actes du colloque de la Société historique de Montréal, J.-R. Brault, Leméac, Montréal, 1993.

[9Abbés Laverdière et Casgrain, Journal des Jésuites, Édition François-Xavier, Montréal, Laval, 1973, p 14

[10Marin Mersenne, Harmonie Universelle, Paris 1636. Livre IV, p. 177 CNRS Paris 1965.

[11Pierre Trichet, Traité des instruments de musique (1640), Minkoff, Reprint, Genève, 1978, p.170.

[12Journal des Jésuites, Laverdière et Casgrain, p. 14 Montréal. Laval, Ed. François-Xavier, 1973.

[13J.-C. B., Voyage au Canada, fait depuis l’an 1751 à 1761, Aubier Montaigne, Paris 1978 (journal de voyage d’un soldat français), p. 78.

[1421 et 26 janv. 1749, p. 31,Correspondance de Mme Bégon, Rapport de l’archiviste de la province de Québec pour 1934-1935, Rédempti Paradis, Québec,1935

[15Pierre Trichet, Traité des instruments de musique (1640), Minkoff Reprint, Genève, 1978, p.158.

[16Marc l’Escarbot, Histoire de la Nouvelle-France, Paris, 1609.